MUSIQUES TRAD'
Ecole Tarbaise de Musique et Traditions
Lous Trucayres
ACCENTS
Ecole Tarbaise de Musique et Traditions
Lous Trucayres
ACCENTS
Sa vie est toute tracée. Claire et nette. Giovanna Marini doit être une musicienne médiévale intègre. Pas un pas de traviole. C’est écrit. Des promesses de carrière, de poste, de fonction. Et un soir qu’elle joue de la guitare « rigoureusement classique » devant un parterre de la bonne société romaine, sa vie bascule. Ce soir-là, quelqu’un l’écoute. Pier Paolo Pasolini l’écoute. Pier Paolo Pasolini la regarde, droit dans les yeux. Voilà qu’il parle maintenant. « Les chansons ne se trouvent pas dans les livres. » Dit comme ça, ça ne mange pas de pain, mais en fait, ça a tout bouleversé. Ce soir de février 1958, la jeune Giovanna la tient, sa mission. Bien sûr, Giovanna Marini est irréductible à sa seule amitié avec Pasolini. Tout est parti de là, de ces cinq minutes où elle a cru, horreur ! que ça y était, que ce jeune homme qui la fixait, il allait la prier de chanter O Sole mio, de ces cinq minutes où c’est Pasolini lui-même qui chanta les rizières et les maquis, de ces cinq minutes où elle apprit que le chant n’existait pas ni dans les livres ni dans les têtes bien faites, mais dans le cœur des gens, dans la mémoire du peuple, dans la tradition orale.
Tout est parti de là, mais bon. Des années durant, Giovanna Marini arpentera monts et vaux à la recherche des chants ouvriers, paysans ou
politiques et, plus tard, elle enseignera ses découvertes. Entre l’art et la vie, entre poétique et politique, elle ne verra plus qu’une cloison à abattre. Un mur à raser.
Car chez elle, une fois la conscience prise, tout n’est plus qu’affaire de transmission, qu’histoire d’échange. En 1975 - année de la disparition tragique de Pasolini - , elle fonde, avec un collectif de musiciens romains, l’école populaire de musique du Testaccio. Les artistes investissent alors les abattoirs désaffectés du quartier. En tête, un but simple.
L’école est née avec pour seule ambition d’améliorer la vie du quartier. Et on a réussi parce qu’alors qu’hier encore, le Testaccio était une banlieue sordide de Rome, avec de la drogue à tous les coins de rue, aujourd’hui, l’endroit est presque le centre culturel de la ville avec des peintres, des vidéastes et des musiciens. Je ne sais pas si c’est lié directement à notre installation dans le quartier, mais le Testaccio existe à nouveau. Il revit. Il y a plein de caves musicales. C’est un petit Montmartre de la grande époque.
C'est cette artiste que vous retrouvez au CAC de Séméac, Samedi 5 Mars, à 20h30.
Pour en savoir un peu plus sur cette artiste italienne et humaniste !
Giovanna Marini (extrait) from on Vimeo.
Voici une version de la Léga, made in Italy !
A la guitare, Giovanna MARINI .....
Le son n'est pas des meilleurs.... mais les voix............ !!!!
C'est aussi :
Rien que pour le plaisir................. quand tu sais pas les paroles..... c'est pas important ...... !!!!
MONTEZ LE SON ............... Ecoutez !!!
On reparlera de la moins jeune :
Giovanna MARINI !!!!
Derniers Commentaires